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Interview de Marie-Laure Hubert Nasser

 

Bordelaise d’adoption, Marie-Laure Hubert Nasser est Directrice de la Communication de la Mairie de Bordeaux, auteur de trois livres et fondatrice du blog Allez Bordelaises.

Pouvez-vous nous parler de votre métier. Qu’est-ce qui vous anime au quotidien ?
Mon métier. Il s’agit du rayonnement de la ville, de l’information aux habitants, ainsi que de l’innovation en matière de communication. Il est multiple par ses actions, ses thématiques. Je travaille aussi bien sur Paysages pour le plan de communication de la métropole que sur des sujets comme le désherbage des rues ou des problématiques transversales qui nous mobilisent pendant plusieurs mois telles que le pacte social et territorial. La multiplicité des contacts est fantastique. Lorsque nous organisons un événement, c’est toute la relation que l’on établit qui m’anime. Les personnalités que l’on fait venir nous livre comme un cadeau leurs expériences. Je créé du lien avec les bordelais et c’est sans doute cela qui m’anime le plus.

Comment gérer-vous l’essor du digital, comment rebondissez-vous ?
Nous avons pris le sujet à bras le corps il y a 5 ans. Huit personnes traitent la question quotidiennement. L’essor du digital passe en grande partie par les réseaux sociaux. Nous faisons régulièrement des séminaires au cours desquels nous réunissons les community managers de la ville (Opéra, CAPC, Jardin Botanique, etc). Nous avons une communication spécifique par quartier (réseaux sociaux, supports différents) car les problématiques ne sont pas les mêmes. L’application Bordeaux Ma ville en poche permet également de développer la proximité avec les bordelais. La communication de la ville se construit avec les habitants, nous nous appuyons sur la fierté que les bordelais ont d’habiter à Bordeaux. Nous travaillons avec eux notamment grâce au groupe Perception qui représente un échantillon des habitants. On les rencontre fréquemment, on discute avec eux, ils nous conseillent et prennent part aux décisions de la ville. C’est comme cela que nous innovons.

« Je suis féministe, je représente une minorité qui constitue la moitié de la planète ».

Comment est né votre engagement pour les femmes ?
L’injustice du traitement des femmes à travers l’histoire m’a profondément touchée ; l’injustice par rapport à leurs salaires, aux temps de travail aménagés, au traitement de certaines femmes, l’augmentation de la précarité des vieilles femmes. Il y a eu une évolution évidente au niveau de la santé notamment, mais le traitement des femmes reste catastrophique. Or, une société égale est une société qui va bien. La question du genre est cruciale et l’engagement est salvateur pour l’humanité toute entière. Porter l’égalité permettra à nos filles et à nos garçons d’être heureux.

Quels sont vos engagements et comment aidez-vous les femmes à avoir confiance en elles ?
J’organise des événements spécifiques autour des femmes et leur permet de se constituer un réseau, j’aide les jeunes à s’orienter et à aller jusqu’au bout de leur projet. Je mets en scène des femmes à travers mes livres et met un « coup d’éclairage » sur les actions de femmes dans l’ombre sur mon blog Allez Bordelaises. A chaque instant de mon existence, j’essaye d’encourager les femmes dans leurs réalisations, les connecter entre elles pour leur permettre de réaliser leurs projets. Je les aide à oser.

La Carapace de la tortue et Spleen machine évoquaient le destin des femmes et la difficile accession au bonheur. Pouvez-vous nous parler de votre dernier livre ?
Il s’agit d’un ensemble de nouvelles évoquant des femmes mais pas uniquement, j’aborde aussi le destin d’un homme. Le premier sujet du livre est très important pour moi ; on découvre le parcours d’une réfugiée, la dureté de quitter un pays en guerre et faire son chemin dans le monde pour arriver dans un pays en paix.

Quel message souhaitez-vous faire passer à travers vos livres ?
Dans un livre, on ne fait pas passer un message, on traduit l’émotion que l’on a par rapport à une situation. Puis, on prend cette matière et on la travaille. Cette fibre humaniste, cette analyse du monde va ensuite passer dans le prisme de l’écriture et tisser une lecture de la société. Je cherche à avoir un regard posé sur un point, un destin particulier. Je parle d’amour, de désespoir, de la perte de ceux qu’on aime. J’évoque la vie avec émotion.


http://www.allezbordelaises.fr/

Pour se procurer son dernier livre : Semblant sortir du noir – Editions Passiflore 
Présentation du livre par l’auteure chez Mollat

Rendez-vous le 3 octobre à 18h à la Station Ausone, rue de la Vieille Tour, Marie-Laure Hubert Nasser vous présentera cet ouvrage.

Crédit photo : Nathalie Kaïd