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Le gouvernement débloque des fonds pour limiter les nuisances de la LGV

En juillet 2017, le prolongement de la LGV Atlantique était inauguré en grande pompe. Il est désormais possible de rejoindre Paris de Bordeaux en 2h04, ou encore Poitiers de Paris en 1h18. Problème, depuis sa mise en service, de nombreux riverains souffrent de nuisances, et tentent d’élever leurs voix. Des études acoustiques menées en 2018 leur ont donné gain de cause. La ministre des Transports Elisabeth Borne a donc annoncé ce jeudi avoir débloqué 30 millions d’euros pour des travaux sur les lignes Bretagne et Nouvelle-Aquitaine.

Un rapport du conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD)

Les riverains impactés par le passage de la LGV en Gironde pensaient ne pas avoir été écoutés. Finalement, l’étude demandée par le gouvernement au CGED a touché à sa fin, et son résultat leur a donné gain de cause. Pour les habitants de certaines communes de Gironde, les nuisances quotidiennes sont devenues un calvaire, avec parfois 60 passages quotidiens de trains dans les deux sens. Un transport qui a le mérite d’avoir facilité de nombreux déplacements, mais qui navigue à 320 km/h, une situation désormais insupportable pour tous ceux qui en subissent les conséquences. Les bruits sont récurrents, avec d’importants pics réguliers. Certains girondins ne vivent qu’à une centaine de mètres du passage des trains. Si la ministre a refusé de faire ralentir les TGV, elle a pourtant annoncé le déblocage de fonds importants pour réaliser des travaux sur ces deux lignes.

22 millions d’euros pour des travaux sur la ligne Sud-Europe-Atlantique

Le ministère des Transports l’annonçait ce jeudi dans un communiqué, « des travaux seront menés pour traiter ces situations, selon les cas par une adaptation de l’infrastructure (rehaussement de talus, prolongation de mur) ou une isolation des habitations ». C’est une enveloppe de 22 millions d’euros, 11 millions pour la ligne Bretagne-Pays-de-la-Loire et 22 millions pour la ligne Sud-Europe-Atlantique qui va être débloquée pour la réalisation de ces travaux. Les préfets de région auront la responsabilité de suivre les discussions « en vue de conventions de financement qui devront être signées à l’été » a ajouté le ministère.

Quant au financement, il sera pris en charge à 50% par l’Etat et 50% par les trois régions touchées, la Bretagne, le Pays-de-Loire et la Nouvelle-Aquitaine.

CM