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Le rosé serait-il en danger face au dérèglement climatique ?

En période estivale, le rosé a la cote à l’apéro. Mais un article du Monde revient sur la problématique du changement climatique, qui pourrait le mettre en péril. 

 

On l’aime frais, confortablement installé en terrasse. Le rosé est un produit phare de l’été, et pourtant les dérèglements climatiques poussent les viticulteurs à changer leurs pratiques dans les vignes.

A Bordeaux, le rosé a une place de choix

Si l’on croit souvent que Bordeaux est une région principalement productrice de vins rouge et blanc, le rosé n’est pourtant pas oublié. Il représente 4% de la production avec 26 millions de bouteilles produites par an. La foire aux rosés, qui aura lieu ce samedi 6 juillet au Hangar 14 à Bordeaux présente, entre les fameux vins de Provence, du Languedoc ou encore de Corse, 6 exploitations bordelaises. Parmi elles, le Château Couhins, le Château de la Rivière, le Château Thieuley, Despagne, les domaines Rollan, et les vignobles Dominique Haverlan – Vieux Château Gaubert. S’ils bénéficient d’une aura moindre que les fameux vins rosés provençaux, ils ont pourtant vocation à être plus présents sur le marché local.

S’adapter au changement climatique

De la même façon, l’ensemble des viticulteurs réfléchissent à la modification de leurs pratiques. Le sujet a fait l’objet d’un symposium lors de Vinexpo, le Salon vins et spiritueux international réservé aux professionnels de l’industrie qui s’est tenu à Bordeaux en mai dernier. Intitulé “l’impact des enjeux climatiques sur les vignobles au niveau mondial”, l’évènement a étudié de près la question, tandis que la vigne est l’une des cultures les plus sensibles aux fortes variations de température. Le manque d’eau lié à la sécheresse serait la principale menace pour les vignes, tout comme les hivers faits de températures extrêmes, ou encore la modification de la géographie française.

 

En effet, le dérèglement climatique pourrait redessiner la carte des vins, et les goûts changer en fonction du climat, qui joue bien sûr sur la production de raisin.

 

Les viticulteurs vont donc devoir adapter leurs cépages, afin qu’ils soient plus résistants aux conditions climatiques qui pourraient s’annoncer extrêmes ces prochaines années.