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Bordeaux connait la plus forte augmentation du coût de la vie étudiante

Pour la 15ème année consécutive, l’UNEF, Union nationale des étudiants de France, a dévoilé son étude sur l’évolution du coût de la vie pour les étudiants.

 

Elle dresse un bilan peu glorieux de la condition estudiantine en France, où le coût de la vie aurait croit de 2,83%, “une augmentation bien supérieure à celle de l’inflation qui est de 1,20% sur un an“, déplore le syndicat. Il pointe également, à l’échelle nationale, la précarité qui touche les étudiants, “un segment qui s’appauvrit plus vite que le reste de la population sans réelle réaction des pouvoirs publics“.

 

Cette situation obligerait ainsi près d’un étudiant sur deux à avoir recours à une activité salariée en parallèle de ses études, ” un facteur d’échec important dans l’enseignement supérieur“, souligne l’organisation.

Frais d’inscription et de restauration qui explosent

L’UNEF fait apparaître 3 grands postes de dépenses en hausse cette année :  les frais d’inscription pour les étudiants français et européens qui ont augmenté de 0,28% .

 

La restauration universitaire  constitue elle aussi l’une des grosses évolutions des prix pour la rentrée 2019, avec l’augmentation du prix du restaurant universitaire de 1,54% et les cafétérias des CROUS qui enregistrent une hausse de 8,17% au niveau national.

 

Mais le premier poste de dépense reste les loyers, qui représentent aujourd’hui plus de la moitié (69%) du budget mensuel des étudiants.

Bordeaux, la ville de province où les prix flambent

Mais tous les étudiants ne sont pas logés à la même enseigne.  Si Paris reste la ville la plus chère pour étudier à cause, notamment, du prix des logements, c’est Bordeaux qui connait la plus forte hausse annuelle du coût de la vie pour cette tranche de la population. En cause, là encore, les loyers qui augmentent de 11,07% . Alors qu’un appartement y coûtait en moyenne 488 euros en 2018, il passe cette année à 542 euros mensuel. Le prix des transports fait également un bon de 2,60 %, restant toutefois en deçà de la moyenne nationale.

 

En matière de restauration, enfin, si la cité girondine s’en sort avec les honneurs, avec le prix moyen d’un repas servi dans les cafétérias du CROUS le plus bas (3,05 euros), elle enregistre néanmoins une hausse record de 36,20% entre 2018 et 2019.


Le rapport