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Procès du coq Maurice : les plaignants déboutés !

Ce 4 juillet, les propriétaire du coq Maurice étaient au coeur d’un procès au tribunal de Rochefort. Excédés par son chant matinal ses voisins ont mené une action en justice pour retrouver leur tranquillité. Le verdict, rendu ce jour,  a donné raison à la propriétaire de l’animal, Corinne Fesseau, en déboutant un couple de voisins de leur plainte pour nuisances sonores.  Rappel des faits.

 

Depuis 2017, les voisins de Corinne Fesseau, propriétaire de Maurice, se plaignent du bruit causé par le coq Après plusieurs courriers, plaintes et interventions d’un huissier, c’est finalement devant la justice que cette affaire a été traitée, qui pose des questions propres à la ruralité.

Deux ans de litiges

Pour les plaignants, qui possèdent cette maison secondaire depuis 2007, l’arrivée de Maurice en 2017 devient alors leur calvaire. Le chant matinal du coq leur est rapidement insupportable, malgré leur présence épisodique dans leur maison de vacances. Ils décident pourtant d’envoyer des courriers à la propriétaire de Maurice, Mme Fesseau, Saint-Pierroise depuis 35 ans, épouse d’un marin pêcheur de l’île. C’est ensuite un huissier qui vient enregistrer trois fois le chant du coq, pour constituer le dossier.

 

Si les avocats souhaitaient qu’une conciliation soit lancée pour éviter toute traduction devant le tribunal, celle-ci n’a finalement pas eu lieu. C’est donc à la barre qu’on défendus M.Papineau et Me Huberdeau, toujours sans la présence des plaignants.

Le procès de la ruralité

Tour à tour, les deux avocats ont plaidé la cause de leurs clients, prônant la bonne volonté et l’engagement des deux parties envers un environnement que tous affectionnent. M.Biron, voisin de Corinne Fesseau, est un mécanicien agricole à la retraite, « des gens simples et honnêtes » d’après leur avocat Me Huberdeau. Les époux Fesseau, quant à eux, sont des oléronnais reconnus de l’île, où M.Fesseau y est toujours marin pêcheur.

 

Si d’un côté les plaignants souhaitaient être « traités tels des citoyens comme les autres, même s’ils ne sont pas de l’Ile », il est ici question de bruits de voisinage, « comme ils pourraient être causés par un chien, ou de la musique » explique l’avocat des Biron. La zone, définie urbaine par les plaignants, soutenue rurale par la défense, est également au coeur des questions soulevées par le procès.

 

Mais pour Me Papineau, avocat des Fesseau, malgré la cocasserie de l’affaire, il s’agit ici d’un sujet sérieux, celui d’une société où chacun souhaite vire « dans un bunker » tandis que la campagne, c’est vivre ensemble en bon voisinage.  Il réclame 1000 euros aux plaignants, qui seront reversés à la caisse des marins péris en mer.

 

Verdict rendu ce 5 septembre donc ;  Maurice pourra chanter tant qu’il le souhaite !