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Eteindre les éclairages publics la nuit : quel impact sur la ville et l’environnement ?

Plusieurs communes de la métropole ont franchi le pas, et éteignent désormais leur éclairage public la nuit. Principalement pour réduire leur facture énergétique, mais également pour leur impact sur l’écosystème. Quant à Bordeaux, si elle n’a pas encore passé le cap, elle participe toutefois à des actions pour limiter sa pollution lumineuse. 

 

Les 12 & 13 octobre derniers, la ville de Bordeaux a participé à la 11e édition du “Jour de la Nuit”, “grande opération nationale de sensibilisation aux conséquences de la pollution lumineuse.” Le principe  :  éteindre les lumières des grands monuments bordelais dès 20h : Le Grand Théâtre, La Porte de la Monnaie, La Porte Cailhau, La Grosse Cloche, Le Monument aux Girondins, Les Colonnes rostrales, L’Église Sainte-Croix et La Fontaine des 3 Grâces. En revanche, les organisateur l’avait précisé  “par mesure de sécurité, l’éclairage public restera allumé.”

 

Ponctuelle et localisée à Bordeaux, cette action est menée quotidiennement dans d’autres villes de la Métropole. Ces dernières éteignent d’ailleurs leurs éclairages publics depuis plusieurs années, sans que des problématiques sécuritaires soient mises en lumière. Après le Taillan-Médoc en 2015, plusieurs communes ont suivi le mouvement comme Pessac, Villenave d’Ornon, Eysines, le Haillan, Bègles, Mérignac ou encore Blanquefort.

 

Si Bordeaux souhaite s’engager pour réduire sa pollution lumineuse en changeant par exemple ses lampes les plus énergivores, ou en participant au prochain “Earth Tour” mené par WWF en mars prochain dans la même veine que “Le Jour de la Nuit”, elle n’est pas encore prête à éteindre totalement son éclairage public.

 

Une mesure qui permet pourtant aux municipalités de réduire leur facture, et leur impact environnemental.

Une belle économie pour sa facture… et la planète

Le constat est sans appel, éteindre l’éclairage public permet aux municipalités une économie considérable. Au Taillan-Médoc, la ville économise 30 000 euros par an sur sa facture d’électricité depuis la mise en place de sa mesure en 2015. A Eysines, l’opération représente 21 000€ d’économie sur l’année. Enfin, à Bègles, la municipalité explique que “l’éclairage public de la commune fonctionne 4100 heures par an et représente un coût annuel de 290 000 € à la collectivité. Avec la coupure de l’éclairage public la nuit, ce sont 1277 heures par an de fonctionnement en moins et une économie annuelle attendue de 80 000 €, soit 27,5% de la facture globale actuelle d’électricité.

 

Mais pour la ville écolo de la métropole, l’engagement ne s’arrête pas à la réduction de la facture d’électricité. Le processus permet également de réduire la pollution lumineuse, et précise que “des études ont démontré les conséquences de l’éclairage public de nuit sur la biodiversité et les écosystèmes, entraînant des déséquilibres de la faune et la flore. La santé humaine est aussi affectée avec des symptômes tels que des troubles du sommeil et une augmentation du stress. Éteindre l’éclairage public, c’est réduire la pollution lumineuse et les émissions de gaz à effet de serre.” Un engagement environnemental partagé par les autres villes qui participent à l’opération. Et le mouvement continue, puisqu’en septembre dernier, les élus de Saint-André-de-Cubzac ont à leur tour voté l’extinction de l’éclairage public la nuit de 1h à 5h du matin.