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La Fondation Tara Océan jette l’ancre en Nouvelle-Aquitaine

La Fondation Tara Océan fait escale ce 7 novembre à Bordeaux pour sa tournée européenne de 6 mois. Elle analysera les eaux de la Garonne afin d’évaluer les fuites de plastiques dans les océans.

 

C’est donc aujourd’hui qu’accoste l’embarcation Fondation Tara Océan, dans le porte de la lune. Son objectif est de réaliser des prélèvements d’eau de fleuve, pour “explorer et de décrire les fuites de déchets plastiques vers la mer pour mieux endiguer cette hémorragie” d’après la Fondation. Pendant 6 mois, la goélette réalise 18 escales en Europe pour partager les enjeux liés à la connaissance et la préservation de l’océan. Après Bordeaux, Tara Océan voguera vers la Rochelle.

Une expertise scientifique des océans

Depuis 2003, la goélette Tara parcourt tous les océans du globe pour étudier et comprendre l’Océan et l’impact du changement climatique sur cet écosystème. À terre, la Fondation Tara Océan développe une science de l’océan ouverte, innovante et inédite pour tenter de prédire, anticiper et mieux gérer les risques climatiques. Elle utilise en outre cette expertise scientifique de très haut niveau pour sensibiliser et éduquer les jeunes générations, mobiliser les décideurs politiques au plus haut niveau et permettre aux pays du sud d’utiliser ce nouveau savoir autour de l’Océan.

 

La goélette Tara est un véritable laboratoire sur l’eau, qui a déjà parcouru plus de 375 000 kilomètres, faisant escale dans plus de 60 pays lors de 4 expéditions majeures, menées en collaboration avec des instituts de recherche internationaux comme le CNRS, le MIT ou encore la NASA.

 

© Anne Thomas _ GPMB

 

L’objectif de la tournée européenne est de parcourir les 4 façades maritimes d’étudier, les embouchures de 10 fleuves importants en Europe. Une mission intitulée “Microplastiques 2019”, qui a l’ambition d’explorer le cours des fleuves pour identifier les foyers de dispersion des plastiques et leur impact.

Prélèvement dans la Garonne

Sur la Garonne, l’idée est la même, de prélever des échantillon afin de les analyser à bord pour tenter d’identifier l’origine terrestre des matières plastiques retrouvées en mer. Selon la Fondation, “autant de microplastiques sont autant d’indices et de « pièces à conviction » pour remonter à l’origine de la dispersion. Autrement dit, cette étude tentera d’identifier les sources et les liens entre la terre et la mer dans le processus de pollution-dispersion, ainsi que les interactions entre ces plastiques et les écosystèmes.” L’équipe est constituée de 40 scientifiques parmi lesquels des biologistes marins, écotoxicologues, océanographes, modélisateurs, chimistes et physiciens.

La Région Nouvelle-Aquitaine de son côté “soutient depuis très récemment les actions de Tara et notamment s’engage a soutenir la science menée dans cette mission microplastiques. Mais aussi, et c’est essentiel pour faire changer les choses, la Région Aquitaine a souhaité nous soutenir dans nos missions de sensibilisation des jeunes, aux escales et en général.” explique la Fondation.

 

© Elodie Bernollin / Fondation Tara Océan

 

Cette enquête à travers l’Europe tentera d’améliorer les connaissances pour « évaluer le risque potentiel des microplastiques pour la santé humaine et pour la santé de l’environnement, évaluer l’impact des déchets sur les activités d’élevage (ostréiculture, mytiliculture…), identifier les composants toxiques pour préconiser leur élimination des produits de consommation ».