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Bordeaux : la municipalité vise le 0 plastique

Exit les bouteilles d’eau en plastique servies dans l’espace public, les barquettes plastique de la cantine, ou les touillettes à café à la Mairie…. Nicolas Florian, Maire de la ville a développé ce lundi les différents volets de son plan d’attaque contre le plastique à usage unique. 

 

C’est le cadre d’une école de Nansouty qui a été choisi par la municipalité, ce lundi, pour présenter son plan de lutte contre l’usage du plastique.

 

Très présent dans les établissements scolaires, notamment les cantines, ce matériaux représente une source de pollution considérable pour l’air, la terre et les mers. Un rapport du WWF estimait qu’en 2016, un bon tiers des déchets plastiques, soit une centaine de millions de tonnes par an, échappait à tout traitement (mise en décharge, incinération, recyclage) et partait se perdre dans la nature. Plus terrifiant encore, comme l’a rappelé ce lundi Anne Walryck, l’adjointe au maire de Bordeaux en charge de la transition écologique,”le plastique serait aujourd’hui responsable de la disparition de 100 000 espèces marines“.
Pour arrêter l’hémorragie, le Maire de Bordeaux, Nicolas Florian et ses collaborateurs ont mis sur pied un plan d’action visant à bannir l’usage des plastiques à l’échelle locale, dans la continué de la loi EGalim .

 

Parmi les mesures concrètes annoncées, figurent aussi l’éradication de produits plastiques à usage unique dans les achats publics, l’encadrement plus strict des événements culturels et sportifs organisés à Bordeaux, ou encore le conditionnement des aides financières versées aux associations à un engagement dans une démarche zéro plastique.

Le SIVU ” une référence nationale”

Par devoir d’exemplarité, la municipalité prévoit de bannir le plastique des collectivités et notamment des établissements recevant du public, à l’image des crèches, et des écoles. “Dans la façon dont on prépare, réchauffe, achemine , il faut qu’on arrive à appliquer ce principe très vertueux” a ainsi martelé Nicolas Florian, en pointant le SIVU.

 

Dans ces grandes cuisines de restauration collective, qui livrent chaque jours près de 23 000 repas aux écoles et pôles senior de Bordeaux et Merignac,  12 à 15000 barquettes sont utilisées quotidiennement. ” Ces dernières étaient jusqu’il y à quelques semaines en plastique. Nous avons commencé à les remplacer par des barquettes en cellulose bio sourcé et bio compostable“, a annoncé Emmanuelle Cuny, chargée de l’éducation, de la restauration collective et de l’alimentation bio. Et d’ajouter “ ce sera sans doute transitoire, nous trouverons peut être quelques choses d’autre dans quelques mois voir quelques années“.

 

Cette opération, qui permettra la suppression de 70 tonnes de plastique par an, n’est pas sans coût. Et pour cause, puisque ces nouveaux dispositifs engendreront un surcoût de 50%, soit un budget additionnel de 150 000 euros.

 

Des alternatives au plastique ont également été trouvées notamment pour la cuisson qui se fait désormais dans des bacs en inox, et pour le service, avec l’utilisation de verres en verre, d’assiettes en ceramique  et les pichets en inox.”Le SIVU est aujourd’hui précurseur sur ces sujets, une véritable référence nationale“,  a conclu Madame Cuny.