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Que va devenir le Festival Relâche à Bordeaux ?

Le Festival Relâche, orchestré par l’association Allez les filles ! qui officie depuis 1996 pour faire bouger le milieu musical bordelais, fait face à des difficultés d’ordre financières. Une problématique qui pourrait avoir des conséquences sur la programmation du Festival. 

 

Depuis 23 ans, Allez les filles ! s’occupe de nos oreilles, et de nous faire danser gratuitement – ou pour un prix accessible – dans les rues de Bordeaux et sa métropole. L’aventure commence en 1996 à l’initiative de Francis Vidal qui décide de lancer sa propre association, déplorant le manque Evènements musicaux à Bordeaux.

Rapidement, de nombreux concerts sont organisés, qui feront de l’entité une véritable référence locale. Des soirées gratuites ou aux tarifs accessibles, et des têtes d’affiches qui ont participé à sa renommée : les White Stripes, les Strokes ou encore Nouvelle Vague ont secoué les rues bordelaises et diverses salles de concerts de la Ville, avec un succès sans équivoque. En 2009, l’association connaît son heure de gloire avec jusqu’à 5 concerts par semaine pour une production totale de plus de 120 dates par an. De quoi redorer le blason de Bordeaux auprès d’un public averti.

 

Pourtant, en 2016, l’association rencontre des difficultés financières pour faire perdurer son festival Relâche, organisé chaque année à l’arrivée de l’été. La solidarité aura l’effet escompté, puisque les 25 000 euros espérés seront récoltés, et Relâche sauvé. Mais cette année, l’association connaît de nouvelles difficultés, et déplore le manque de soutient des institutions bordelaises.

Budget serré

Francis Vidal le l’affirme sans ambages, Relâche ne perçoit pas assez d’aides institutionnelles et privées. Pour l’heure, elles s’élèvent entre 60 000 et 70 000 euros pour la mairie et la métropole cumulées, et 3 000 euros du côté du conseil régional. Or l’année dernière, les dépenses – budget de groupes, technique, sécurité, toilettes…- se sont élevées à environ 600 000 euros. Le tout avec 80% de bénévoles dont Francis Vidal, “programmateur et directeur bénévole” explique-t-il. “On fait beaucoup de concerts dehors, le facteur chance joue au niveau du temps. L’année dernière, on a dû faire face au froid, la pluie ou des grandes chaleurs“, développe le directeur. En outre, pour ne rien arranger, plusieurs concerts ont eu lieu square Dom Bedos, or la ligne du tramway fut coupée pendant plusieurs mois.

 

Ainsi, l’association connaît un déficit de 40 000 euros. “Mais on a déjà été à -120 000“, explique Francis Vidal qui ajoute “on est pas les seuls à avoir des problèmes. A Bordeaux, les acteurs culturels n’ont pas beaucoup de courage et ont tendance à faire ce que les autres font déjà” ajoute-t-il.

Quelles solutions ?

Pour y remédier, Francis Vidal explique qu’il y aura moins de concerts en 2020 pour que “le public s’éparpille un peu moins“, mais aussi “de meilleures buvettes” qui permettront de financer les évènements. Le format sera le même que les années précédentes, mais avec peut-être “un peu plus d’électro, différente de celle proposée” développe-t-il. Le programme, quant à lui, est en cours d’élaboration.