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A partir de ce 27 avril, les pharmacies de nouveau autorisées à vendre des masques grand public

 Un arrêté du ministère de la santé publié dans la nuit de samedi à dimanche autorise à nouveau les pharmacies à vendre des masques. Il s’agit de masques industriels dits alternatifs, en tissu, jetables ou lavables, de type 1 et 2 . En effet, les FFP2 et chirurgicaux sont pour l’heure toujours réservés aux personnels de santé. 

 

Un arrêté du 3 mars dernier avait exclu la vente de ces produits en officines pour le grand public, en raison d’une réquisition par l’Etat. Si les pharmacies peuvent désormais en vendre, ces masques alternatifs ne devraient être disponibles que dans les prochains jours seulement, le temps que les établissements passent commande.

Des masques alternatifs homologués

Si les masques FFP2 et chirurgicauxne pourront pas être achetés par le grand public, celui-ci “peut désormais trouver dans nos pharmacies des masques industriels dits ‘alternatifs’, en tissu, jetables ou lavables, de type 1 et 2“, a expliqué au Parisien Gilles Bonnefond, le président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine.

 

Il a également précisé que « les masques de type 1 filtrent les particules à 90 % et sont destinés aux professionnels, caissières de supermarchés, plombiers, ouvriers… Ces types 1 sont équivalents aux masques dits chirurgicaux. Les masques de type 2 filtrent à 70 % et sont destinés au grand public » Des masques qui “répondent “aux normes qualitatives de l’Afnor et de l’Agence nationale de sécurité du médicament” .

 

Côté tarifs, ils devraient être proposés entre 3 et 4 euros.

 

Enfin, inutile de se précipiter dès ce lundi dans votre officine. Car une problématique risque d’être de taille, celle de la disponibilité des produits, comme l’a expliqué Carine Wolf-Thal, présidente de l’Ordre des pharmaciens au Parisien « La difficulté maintenant va être d’en commander et surtout d’en recevoir, car c’est la guerre, les délais sont incertains. Cette autorisation de vente est la première étape indispensable pour que nous nous mettions en marche pour équiper le grand public » a-t-elle ajouté. Elle souhaite un encadrement des prix, « même si j’ai conscience que c’est plus difficile que pour les gels hydroalcooliques, vu la grande disparité des productions ».

 

Des masques qui pourraient être un complément de ceux que la mairie de Bordeaux fera prochainement acheminer aux bordelais.