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La Nouvelle-Aquitaine pourrait être en zone “verte” pour le déconfinement

Comme l’a expliqué le premier ministre ce 28 avril, le déconfinement s’opérera par étapes à compter du 11 mai. Un déconfinement notamment différencié selon les Régions, en zone “vertes” ou “rouges” notées à partir de trois critères. La Nouvelle-Aquitaine, qui est l’une des régions les moins touchées, et bien préparée, pourrait faire partie de ces premières régions déconfinées, si le confinement ne se poursuit d’ici là, qui favorise le plateau épidémique. 

 

Le 7 mai, le gouvernement annoncera quelles sont les régions qui entrent dans les trois critères de déconfinement : la circulation du virus reste moins active, les capacités hospitalières en réanimation ne sont pas tendues et le système local de tests et de détection des cas contacts sera suffisamment prêt. Si la Nouvelle-Aquitaine est, pour l’heure, dans ces critères, le déconfinement pourrait cependant être différencié selon les départements, a annoncé la préfète Fabienne Buccio.

“Le 11 mai, c’est plutôt un confinement autrement”

L’épidémie poursuit sa progression dans notre région avec 33 nouveaux cas confirmés recensés par Santé publique France le 28 avril, ce qui porte le total à 4 615 depuis le début de l’épidémie. Cependant, il y a actuellement 53 personnes hospitalisées en moins par rapport à la veille 27 avril, et 9 personnes de moins en soins intensifs.

 

La Région Nouvelle-Aquitaine réunit, pour l’instant les trois critères demandés par le gouvernement : la circulation du virus reste moins active, les capacités hospitalières restent importantes et “la capacité de tests a augmenté de façon prodigieuse au-delà déjà pour la région, le 11 mai elle sera encore supérieure, avec 17 000 tests par jour d’ici fin mai sur la Région” a expliqué la préfecture.

 

Si Daniel Habold de l’Agence Régionale de Santé (ARS) a confirmé que le plateau se maintien dans la Région, la préfète de Nouvelle-Aquitaine a appuyé le fait que le 11 mai, ce serait plutôt un “confinement autrement“, et qu’il faudrait faire preuve de beaucoup de prudence pour éviter l’arrivée d’une deuxième vague. “S’il n’y a pas de deconfinement, nous aurons des sujets psychologiques et économiques. On ne peut pas rester confinés, il faut évoluer. Mais il faut avancer progressivement, si on va trop vite nous aurons une 2e vague épidémique avec un nouveau confinement qui aurait un impact terrible” a expliqué la préfète. Ainsi, si le gouvernement a annoncé le 28 avril que les déplacements seront possibles dès le 11 mai sans attestation, sauf « pour les déplacements à plus de 100 km du domicile, qui ne seront possibles que pour un motif impérieux, familial ou professionnel », certains départements pourraient ne pas être déconfinés au même rythme que d’autres. “En fonction de ce point régulier que l’on aura de la vitesse de circulation de l’épidémie, on pourra adapter chaque département ou au niveau de la région. Les modalités pourraient être différentes par exemple entre la Dordogne ou les Deux sèvres, ce sera du sur-mesure” conclut Fabienne Buccio.

Bordeaux se prépare

Le 11 mai, “comme partout en France les écoles et commerces rouvriront dès le 11 mai” a précisé Fabienne Buccio. Mais plusieurs sujets restent en discussions entre la préfecture, la mairie de Bordeaux et les élus de l’agglomération, comme les transports (gare, trams, bus, aéroport…) pour étudier comment les désinfecter, créer des zones d’attentes…

 

Même question du côté de certains points de commerce comme la rue Sainte-Catherine, la plus longue rue commerçante d’Europe. Le maire de Bordeaux n’exclut pas de rendre obligatoire le port du masque dans ces zones, les discussions sont en cours. Nicolas Florian devrait proposer un premier plan de déconfinement le 6 mai prochain.

Et les plages ?

Si le premier ministre a annoncé que jusqu’à début juin, les plages resteront fermées, la préfète de Nouvelle-Aquitaine va réunir les élus des communes concernées pour échanger sur les modalités qui pourrait permettre leur réouverture à ce moment-là. “Les maires ont déjà beaucoup travaillé et fait des propositions. Ils ont une attitude positive, pragmatique, et dans l’intérêt général de la population” a expliqué Fabienne Buccio.