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Qu’est-ce qui change avec la levée du port du masque ?

Le 16 juin, le premier ministre Jean Castex annonçait la levée du port du masque en extèrieur dès ce 17 juin, et la fin du couvre-feu ce dimanche 20 juin à 6h. A Bordeaux, la préfète de Nouvelle-Aquitaine Fabienne Buccio a annoncé qu’un arrêté préfectoral serait en vigueur dès le 18 juin au matin, car le masque devra tout de même être porté dans deux rues : rue Porte Dijeaux et rue Sainte-Catherine, de 12h à 19h. 

 

Fin du masque en extérieur, oui, mais pas partout. En effet, dans les lieux où la distanciation n’est pas possible, il faudra également porter son masque, comme dans les marchés, les brocantes, aux abords des établissements scolaires ou encore dans la file d’attente des bureaux de vote, pour les élections régionales dont le premier tour débutera ce 20 juin.

Plus de masques sous certaines conditions

Ce jeudi matin, vous avez certainement pu respirer à nouveau l’air bordelais, sans masque ! En plein air seulement, car celui-ci vous accompagnera encore dans les magasins, ou encore les transports en commun. A Bordeaux, il faudra toutefois le porter en extérieur dans deux zones définies par le maire de Bordeaux et la préfète de Nouvelle-Aquitaine : rue Porte-Dijeaux et rue Sainte-Catherine, où la densité de population est plus importante.

 

La situation sanitaire évolue favorablement” a annoncé Fabienne Buccio, tout en précisant qu’il ne fallait pas pour autant baisser la garde. Benoît Elleboode, directeur général de l’Agence Régionale de Santé de Nouvelle-Aquitaine a encouragé ceux qui ne sont pas encore vaccinés à y avoir recours, pour éviter de revivre en septembre 2021 la situation post-estivale de 2020, notamment en Nouvelle-Aquitaine.

La vaccination, même en été

Le taux d’incidence en Nouvelle-Aquitaine a significativement diminué en Nouvelle-Aquitaine, comme l’a précisé Benoît Elleboode. Tous les départements sont en effet désormais en dessous du seuil d’alerte de 50 cas pour 100 000 d’habitants. “L’année dernière, c’était la même chose, le virus se met en ’embuscade’ et pourrait, comme l’année dernière, ressurgir à la fin de l’été” a mis en garde le directeur général de l’ARS régionale. Avant d’ajouter “l’été dernier, c’était la souche d’origine et non pas un variant de 40 à 60% plus contaminant“. Benoît Elleboode a donc indiqué que “se faire vacciner, notamment pour les personnes les plus à risques, éviterait de repartir pour un tour en septembre prochain“.

 

Si les moins de 40 ans développent très peu de formes graves du covid-19, le virus a montré son adaptabilité selon l’ARS. “Si à la rentrée la population jeune n’est pas vaccinée, aux contacts de personnes vaccinées, le risque est que ce virus développe des mutations pour résister aux vaccins” a ajouté M.Elleboode.

 

Des créneaux vont prochainement être disponibles, avec une livraison importante de doses prévues. La seconde dose peut être réalisée entre 21 et 49 jours après la première. L’objectif de la campagne de vaccination estivale, “que fin août, 2 personnes sur 3 aient reçus au moins une dose” a précisé Benoît Elleboode. Une campagne de communication de l’ARS va être présentée prochainement.