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Trois expos à ne pas manquer à Bordeaux

Le mois de janvier vous paraît morose, le froid vous démotive et vous n’avez qu’une envie, rester au fond de votre lit ? Haut les coeurs, allez vous réfugier dans un musée, ou une galerie bordelaise, histoire de vous évader. 

 

Nous vous avons sélectionné trois expos coup de coeur pour cette rentrée 2022, histoire de remonter le moral des troupes !

Jef Aerosol, “Spray it loud” à la galerie DX

Du 20 janvier au 05 mars 2022

 

Jef Aérosol (né à Nantes en 1957) vit et travaille à Lille depuis 1984. Pochoiriste français issu de la première vague d’art urbain, il a posé son premier pochoir sur les murs de Tours en 1982.

Depuis, Il a sillonné les rues de nombreux pays pour y peindre ou coller ses personnages, souvent représentés à l’échelle 1. Son travail est désormais caractérisé par l’usage important du noir et blanc.

Ses oeuvres sont visibles dans de nombreuses expositions en galeries et musées, festivals, art fairs, ventes publiques et événements internationaux. Jef Aérosol délivre un message humaniste et poétique qui rend son travail universel et intemporel, toujours à la convergence de la réflexion et de l’émotion.

La musique est au coeur de la vie de Jef Aérosol depuis son enfance et elle a toujours tenu une place primordiale dans son travail. Musicien lui-même, l’artiste met régulièrement en lumière celles et ceux qui ont nourri sa culture et constituent une de ses influences majeures.

 

Si de nombreuses icônes et rock stars habitent ses oeuvres, ils rend aussi hommages aux anonymes, aux musiciens de rue, aux « buskers » dont il fit partie dans les années 70.

 

La bande-son du film de la vie de Jef est d’un rare éclectisme : musiques traditionnelles, blues, garage rock des mid-sixties, psychédélisme, pop, glam, punk, soul, rhythm’n’blues, folk, bluegrass, chanson française, jazz etc.

 

Pour cette nouvelle exposition personnelle à la galerie DX, Jef Aérosol a sélectionné un corpus d’oeuvres plus ou moins récentes autour de cette thématique. Réalisées au pochoir et à la bombe aérosol, elles sont évidemment toutes soulignées de cette fameuse flèche rouge, « élément perturbateur » et marque de fabrique de l’artiste.

 

Galerie D.X
7 rue Buffon, Bordeaux
Ouvert du mardi au samedi, de 14h à 19h
05 57 83 04 81

Nina Childress, “Body Body” à la MECA

Jusqu’au 20 août 2022, exposition rétrospective

 

L’exposition Body Body de Nina Childress revient sur 40 années de création ininterrompue. Il s’agit de la première rétrospective française pour cette artiste. Nina Childress s’est presque entièrement consacrée à la peinture, même si au début des années 80, elle était plutôt connue comme chanteuse du groupe post-punk Lucrate Milk. Son titre renvoie à l’expression américaine «body of work» (que l’on pourrait traduire par « le corps du travail »), mais aussi à l’importance de la représentation du corps dans ses œuvres, ainsi qu’au phénomène de répétition ou de double. De cette exposition d’une centaine de tableaux, sur les 1081 peintures (titre de son catalogue raisonné*) produites entre août 1980 et fin 2020, émergent plusieurs lignes de forces et sujets récurrents : la série et ses déclinaisons (boîtes Tupperware, bonbons, savons, jouets…), la question du portrait (icônes, statues, effigies, autoportraits…) ou à l’inverse une absence de corps (les Hair Pieces, les intérieurs, les sièges vides…). Partout, la norme et la subversion sont questionnées.

 

 

Non dénuée d’humour et de provocation, Nina Childress emprunte ses sujets et ses nombreux modèles aussi bien à la culture populaire ou savante, qu’à son histoire intime. L’exposition Body Body incitera à la circulation et à la découverte d’œuvres qui témoignent de son goût pour des styles hybrides. Dans le choix de ses sources, l’artiste met en perspective images trouvées, films, vues de concerts, magazines, manuels de décoration, roman-photo, cartes postales, extraits télévisés, clips, ou encore pochettes de disques… autant de marqueurs culturels de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle. Des dispositifs spécifiques permettront de présenter quelques-unes de ses peintures phosphorescentes à la lumière noire, ainsi que de grandes toiles sur pieds, penchées comme les murs du bâtiment de la MÉCA conçu par l’architecte danois Bjarke Ingels.

 

FRAC NOUVELLE-AQUITAINE MÉCA

5, Parvis Corto Maltese

33 800 BORDEAUX

05 56 24 71 36

David Selor, “Fragile” à l’Institut Bernard Magrez

Jusqu’au 27 mars 2022

 

Le street artiste connu pour ses Mimils qui arpentent les rues de Bordeaux et de tant d’autres villes, investit la Galerie de ses œuvres où couleurs et personnages servent une poésie onirique.

 

 

David Selor aborde dans cette nouvelle exposition la fragilité physique des œuvres faites en extérieur, cette dimension est inhérente à l’être humain. Cela passe par un choix de support, de couleurs, de sujets afin de traiter de la solitude à plusieurs, de la dégradation qui embellit, et autres paradoxes comme l’amour et la haine, la rue et la toile…

 

Institut culturel Bernard Magrez

16 rue de Tivoli

33000 Bordeaux

05 56 81 72 77