Interview de Sophie BASSANI

QUAND L’ART ET LA MODE RAYONNENT… Esthète dans l’âme, curieuse de la scène arty contemporaine, Sophie Bassani a décidé de faire de sa boutique, Parenthèse, un espace de street art, de redorer un peu de ce fameux Triangle, paradis des shoppeuses et des amoureux du patrimoine. Le résultat est bluffant…

C’est à l’école du voyage et des cultures du monde que s’est formée Sophie Bassani. Certes, son diplôme d’école de commerce lui a servi lors de ses débuts dans l’industrie pharmaceutique, mais c’est son expérience d’expat’ en famille qui lui a ouvert les yeux. Pour cette Bordelaise bon teint, fille unique, pas question de ronronner dans un establishment confortable. Sa passion pour l’art et la mode, elle va la traduire en reprenant, au début des années 2000, une enseigne bien connue : Parenthèse. Si elle parvient à en tripler le chiffre d’affaires en 15 ans, son flair n’y est pas pour rien, car elle sait acheter comme personne. Les plus belles marques, les créateurs pointus, les designers italiens font le bonheur des femmes qui vouent à leurs souliers un intérêt qui va souvent au-delà du raisonnable…

S’appuyant sur une équipe de confiance qu’elle qualifie de “formidable”, Sophie profite de ses voyages professionnels pour courir les musées, les expos, les fondations, les boutiques incontournables…

“À force de fréquenter la Biennale, je connais Venise comme ma poche”.

En charge des achats, du sourcing, de la gestion et des réseaux sociaux de Parenthèse, elle a compris qu’il fallait désormais rester “connectée”. Des activités certes chronophages, mais qui lui offrent des occasions de découvertes artistiques uniques.

Même si elle adore s’évader, en toute saison, dans sa maison-refuge du Cap-Ferret, cette élégante quinquagénaire demeure une urbaine.

“J’aime les centres villes en général, et Bordeaux en particulier. C’est pour lui rendre hommage et redonner au Triangle un peu de son lustre passé que j’ai eu envie, pour la rentrée, de laisser carte blanche à un créateur, Laurent Marzano. Installée dans l’un des plus beaux immeubles de ce périmètre historique, j’ai décidé, en accord avec cet artiste, de redorer notre façade en la recouvrant de véritables feuilles d’or.”

Alliant le street-art et le luxe, cette installation va faire le bonheur de tous, passants et amateurs d’art, attirés par cette intervention qui ne sera pas sans rappeler les enluminures médiévales ou le doré de la statue qui orne le sommet de la tour Pey-Berland.

Fière de sa ville, Sophie Bassani aime la faire découvrir.

Ses lieux favoris ?

Les quais, la Base sous-marine et le musée des Arts Décoratifs et du Design. Attablée à l’une de ses terrasses préférées, celle du Café Français, devant une assiette d’œufs mimosa, elle fait montre de vraie gourmandise pour évoquer son programme des jours à venir. L’expo Dior, la nouvelle déco du Crillon, la fondation Prada à Milan… Selon elle, “l’art fait du bien”. Avec son idée d’immeuble doré, elle veut offrir un peu de bonheur à tous. Une générosité qui n’étonne pas son groupe d’amis fidèles.


6 Rue Jean-Jacques Rousseau , 33000 Bordeaux – 05.56.44.10.91
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Texte : Martine Crespin