L’actu insolite du jour : La fin d’un paradis, Acapulco

Acapulco est une ville mexicaine dans l’état du Guerrero. Elle est située aux flans du Pacifique. Construite sur une bande de terre étroite d’un peu plus d’un kilomètre, elle borde les reflets bleu turquoise de l’océan. Une baie paradisiaque qui attirait de nombreux touristes étrangers à travers les années 60 et 70. Cette ville était connue pour être la vitrine touristique de la région. Ses longues plages, ses hôtels de luxe et son soleil éclatant entraînaient l’arrivée d’une très belle clientèle parmi laquelle se trouvaient les plus célèbres tel que Elvis Presley.

Il n’y a pas si longtemps encore, les étudiants américains y venaient boire de l’alcool pas cher et faire la fête pour le fameux spring break. Mais cela n’est plus le cas depuis quelques temps …

En quelques années, la guerre à laquelle se livrent les cartels de la drogue au Mexique s’est propagée sur l’ensemble de son pays. L’Etat du Guerrero, où se trouve notre paradis perdu, dans le Sud-Ouest, est celui qui a connu la plus forte augmentation de meurtres par rapport à la taille de sa population.

acapulco

Aujourd’hui, la station balnéaire mexicaine d’Acapulco se trouve être la deuxième ville la plus dangereuse au monde après San Pedro Sula (Honduras). Avec 143 meurtres sur 100 000 habitants en 2012, elle se place devant la capitale vénézuélienne de Caracas ! Acapulco est devenu l’épicentre de la guerre contre les narcotrafiquants.

La ville était historiquement contrôlée par le cartel Beltrán Leyva mais depuis la désintégration de ce dernier il y a 5 ans, plusieurs organisations criminelles ainsi que de grands cartels, se battent pour le contrôle de la drogue sur la région. Des fusillades importantes interrompent souvent la vie des habitants et le séjour des quelques touristes restants.

Les États-Unis ont d’ailleurs interdit aux fonctionnaires de se rendre à Acapulco et dans la région en général, comme le Quai d’Orsay qui « déconseille fortement » aux Français de s’y rendre.

Le passé glamour de la « perle du Pacifique » est désormais éteint : les cartels font désormais la loi et détruisent non seulement l’image paradisiaque d’Acapulco mais aussi la vie des civils innocents qui tentent de vivre à travers les intonations de balles chaque jour.


Charlotte Brivio