L’intemporel ou le charme discret d’une brasserie bordelaise

Qu’y a-t-il de nouveau du côté des Chartrons ? Réponse dans la rue Notre-Dame, où une devanture inhabituelle a fait son apparition le 9 juillet dernier. Un restaurant nommé L’intemporel, fort d’un concept simple : bien manger sans trop dépenser ! 

Le cadre nous rappelle les débuts de la révolution industrielle. Pour l’ouverture de son premier restaurant, Romain Gilles souhaitait un lieu où il puisse « faire ce qu’il veut ». 

Le tenancier a donc imaginé un établissement qui lui ressemble. Tout ici porte la couleur du cuivre, ou presque, des banquettes capitonnées aux suspensions lumineuses en passant par les tables, les fauteuils en cuir et les quelques tuyaux qui parcourent le plafond. 

Inspiré par le courant steampunk, Romain a également pris soin de disperser des objets décoratifs ci et là. Un sablier, une horloge, et un cadre. Ce dernier représente le fameux lapin d’Alice au Pays des Merveilles, les yeux toujours rivés sur sa montre à gousset. Un détail amusant mais surtout une référence au temps, et donc, au nom du restaurant : L’intemporel. 

Le bon goût du Sud-Ouest 

Rochelais d’origine et bordelais d’adoption, Romain Gilles est un pur produit du Sud-Ouest. Aussi, l’homme décrit L’intemporel comme une ode à la cuisine française. 

3 entrées, 4 salades, 5 plats, 4 desserts… La carte est réduite et renouvelée tous les six mois. Et si les mets sont dits « traditionnels », il n’est pas rare d’y retrouver la patte du chef. Un peu de gingembre par ci, un brin de coriandre par là… Le cuistot le sait bien : une simple pincée d’épices peut sublimer tout un plat ! 

À l’heure du déjeuner, on opte volontiers pour un foie gras mi-cuit servi sur son chutney pour une mise en bouche tout en douceur. Quant au plat de résistance, pour nous ce sera le burger L’intemporel, celui-là même qui fait la fierté du chef. Aussi gros qu’il soit, on vous l’assure : vous ne perdrez pas une miette de ce cheeseburger recouvert de sauce fromagère et de ses frites maison. 

Une note sucrée pour la fin ? Tout gourmand qui se respecte se laissera tenter par l’une d’entre elles : tiramisu, fraisier, mousse au chocolat… On craque particulièrement pour la tarte tatin pomme-mangue, un dessert qui se mange sans faim. 

Au total, comptez 12,50€ à 17€ pour la formule du midi, 25€ pour la formule du soir. Difficile de trouver mieux en terme de rapport qualité-prix ! 


Ouvert du lundi au samedi
111 Rue Notre-Dame 33300 Bordeaux

Plus d’infos

Ludivine Veillon