Où en est le projet du métro à Bordeaux ?

En plein débat sur la mobilité dans la métropole bordelaise, Mickael Beaubonne, docteur en droit public à l’Université de Bordeaux et enseignant-chercheur à l’Université Bretagne Sud, relance le projet d’un métro à Bordeaux, étude à l’appui. “Cela peut être un sujet de programme de campagne“, expliquait Alain Juppé, ce jeudi 6 décembre, dans une interview donnée au quotidien 20 minutes.

Peu de grandes villes françaises en sont privées. Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Lille et même Rennes ont un métro qui court en souterrains. Mais pas Bordeaux. La ville a fait un choix tout autre : le tramway. Pourtant, Mickaël Beaubonne en est convaincu : il sera difficile de se passer d’un réseau de métro à long terme. En cause ? Une saturation des lignes du tram. Or, l’implantation d’un métro qui viendrait non pas remplacer mais compléter l’offre actuelle de TBM pourrait, selon les travaux du professeur, venir désengorger les rames de tram.

22% de temps de trajet en moins

Pour étayer son argumentaire, l’enseignant-chercheur s’appuie sur deux critères chers aux usagers du tramway : la réduction du temps de trajet et la fréquentation. “Pour ces deux critères, la construction d’un métro permettrait des gains exceptionnels” explique-t-il sur son site. D’après son étude, la construction d’un métro permettrait notamment de réduire la durée des déplacements de 22% en moyenne.

Le projet ?

L’étude de l’universitaire prévoit deux lignes. La M1, partirait de Talence en réactivant la gare de la Médoquine, aujourd’hui désaffectée. Il y aurait un tronc commun jusqu’à Bourranville, ensuite elle basculerait sur la ligne de ceinture, irait jusqu’à Ravezies, plongerait sous terre pour rejoindre l’ancienne gare Saint-Louis, et passerait par les grand cours pour rejoindre la gare Saint-Jean, avant de filer vers l’Arena de Floirac.


Le tracé de M2 démarrait quant à lui à Pessac centre, filerait ensuite vers Mérignac, puis le quartier de Bourranville. Il plongerait ensuite sous terre et reprendrait un axe est-ouest direction la rive droite en traversant la rue de la République, Gambetta, le Chapeau-Rouge, puis sous la Garonne direction Niel pour s’arrêter à Galin.

En chiffres, ça donne quoi ?

Les plans du rapport Métro Bordeaux offrent donc 38 km de réseau, dont seulement 17 souterrains, qui desserviront 34 stations et 8 communes de la métropole, pour un prix de ticket fixé à 0,5 euros.

Alors pour ou contre ? Ce jeudi 6 décembre, dans une entretien avec les journalistes du quotidien 20 minutes Bordeaux, le Maire de Bordeaux, Alain Juppé relativisait l’arrivée prochaine de ce nouveau moyen de transport urbain. “On n’en est pas plus loin que le « pourquoi pas »“, expliquait-il. Et d’ajouter, “cela peut être un sujet de programme de campagne“.

L’avenir nous le dira…


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Plan du Métro : crédit Rafaël Charpentier