Pénuries de logements à Bordeaux : Airbnb pointé du doigt

Trouver un appartement en location classique à Bordeaux relève, en cette fin d’année scolaire, du véritable parcours du combattant. L’Union des syndicats de l’immobilier (UNIS) met en cause les offres abondantes de locations saisonnières.

La chasse aux appartements en location est officiellement ouverte pour les étudiants et les familles qui s’installent dans la capitale girondine. Mais cette année, elle s’annonce plus ardue qu’à l’accoutumé. En cause ? Une pénurie de logements signalée par les professionnels de l’immobilier. Ils notent une baisse de 34% de l’offre de locations d’appartements par rapport à 2017. “Les grandes surfaces T3 et T4 sont les plus concernées par cette baisse », indique l’UNIS.

Les locations saisonnières ?

L’organisation met directement en cause la concurrence des offres diffusées sur des plateformes comme Airbnb, pointant du doigt une rentabilité bien plus importante des locations saisonnières de meublés que pour des locations classiques.
La mesure de limitation à 120 jours, prise par la mairie au cours de l’année serait, selon elle, insuffisante. Daniel Seignat, président de l’UNIS cite notamment l’exemple suivant “un T2 de 48 m² loué sur Airbnb 70 euros la nuit rapportera 8.400 euros par an au propriétaire qui disposera d’un logement le reste du temps contre 7.300 euros par an pour une location classique », rapporte le site de 20 minutes.

Des offres Airbnb qui explosent

Cette rentabilité n’a pas échappé aux propriétaires bordelais. En octobre 2016, l’Observatoire Airbnb, créé par Mathieu Rouyere, conseiller municipal, recensait 5237 offres sur Airbnb. Des chiffres qui ont largement doublé depuis. En mars 2018, on dénombrait  pas moins de 12 552 offres sur la capitale girondine.

Le nombre d’annonces dans le Port de la Lune a donc progressé de 146% en l’espace de 18 mois seulement ! Alors que, sur la même période, Paris relevait une hausse de 78%…