Pollution : quelle est la qualité de l’air en Gironde ?

Atmo nouvelle Aquitaine, qui surveille la qualité de l’air sur notre territoire, vient de livrer son bilan 2018. Résultat : Bien, mais peut mieux faire.

Dans son bilan annuel, l’organisme de surveillance se montre plutôt encourageant. Il note par exemple une baisse de -21% depuis 2009 pour le dioxyde d’azote, lié au trafic routier et -33% pour les particules fines, généré par la chauffage et l’automobile.
A l’inverse, le dioxyde de soufre imputable à l’activité industrielle progresse de +11 %. Un chiffre qui est toutefois à « relativiser en raison de la faiblesse des niveaux mesurés (les teneurs sont proches de la limite de quantification des appareils) », souligne le communiqué.

Néanmoins l’indice de l’air, En Nouvelle-Aquitaine, a eu une moyenne plutôt “très bonne à bonne” sur l’année 2018 plus de 8 jours sur 10. Pour Bordeaux, cet indice est légèrement inférieur avec une moyenne de 75% de jours très bons à bons.

“A surveiller’

Plus inquiétant : d’après les données récoltées par Atmo en 2018, les Girondins auraient été exposés de façon chronique ( quotidiennement) à des valeurs critiques de particules fines et d’ozone.
Lors des pics de pollution, le rapport pointe même un dépassement des seuils de particules en suspension et d’ozone qui résulte de la transformation de polluants primaires sous l’effet des rayonnements ultra-violets.

L’organisme rappelle que la pollution est responsable de 3500 décès prématurés par an, dans la région, d’après les chiffres de Santé Publique France.