Un retraité girondin s’apprête à traverser l’Atlantique à bord d’un tonneau

En voilier, à la nage, à la rame  en planche à voile, et même en cerf-volant, les marins ont su dompter les flots pour rejoindre l’Amérique. Mais personne n’a tenté l’aventure en… tonneau. Une embarcation qui ne voguerait qu’au gré des vents et des courants favorables lors des alizés…

Traverser l’Atlantique à bord d’un tonneau. Le projet peut prêter à sourir, mais l’ancien militaire qui en est l’initiateur est on ne peut plus sérieux. “L’idée me trotte dans la tête depuis que j’ai lu dans l’ouvrage d’Alain Bombard, l’affirmation selon laquelle une barrique mise à l’eau au large des Canaries, mettrait trois mois pour arriver aux Caraïbes” explique Jean-Jaques Savin. Une idée qui l’obsède depuis près de 40 ans.

La vie est une aventure

Pour cause, du haut de ses 71 printemps, cet ancien parachutiste se présente comme un aventurier des temps modernes. Après une carrière dans l’armée, il a tour à tour été chercheur d’or en Afrique, pilote privé, conservateur d’un parc national, trouvant même le temps de passer 7 années à bord d’un voilier pour un tour du monde. “Une véritable passion depuis que je suis petit”, confie-t-il.

Aujourd’hui, loin de couler une retraire paisible, il partage son temps entre la préparation de ses périples annuels (l’ascension du Mont blanc l’an dernier, par exemple) et l’entretien de sa condition physique, via une pratique assidue du triathlon notamment , “chaque année à l’occasion de la fête de l’huître le 12 août, je traverse le bassin à la nage“.

Mais cette année, l’Arèsien a une belle motivation pour se maintenir en forme. Entre le 20 décembre et le 5 janvier 2019, il devrait se mettre à l’eau aux Iles Canaries pour rejoindre 3 mois plus tard une zone située entre la Guadeloupe et la Barbade.

Un projet bien ficelé

Si le point d’accostage est encore incertain c’est parce que le tonneau, à bord duquel le marin s’apprête à traverser l’océan, ne contient aucun outil de propulsion. “J’aurai tout de même des balises de détresse, et des moyens de communication qui me permettront de raconter mon périple via les réseaux sociaux” précise-t-il.

Très concrètement, cette embarcation portée par le vent et les courants, s’étendra sur 3 mètres de long, et 2,10 de hauteur. L’espace sera optimisé au mieux pour abriter le nécessaire, à savoir une couchette, une table et un siège.

Une expédition scientifique

Pour conférer à sa traversée une dimension scientifique, Jean-Jacques Savin s’est mis en lien avec différents laboratoires de recherche de Gironde. L’équipe de cardiologie d’Arès et l’université de psychologie de Bordeaux ont répondu présents à cet appel, décelant dans ce voyage une opportunité unique de pouvoir analyser l’Être humain dans ces conditions si singulières.

Après des essais concluants, le tonneau de Jean-Jacques Savin s’élancera dans le grand bleu le 15 décembre prochain.

Pour l’heure : “Il continu à se familiariser avec son matériel (notamment le drone), il réceptionnera très bientôt les balises qui serviront à prélever en pleine mer des informations dans le cadre de recherches scientifiques maritimes menées par R.I.E.M et JCOMMOPS. Il a aussi réceptionné hier les amphores qui accueilleront lundi prochain du vin du Château Reignac et qui seront aussi du voyage pour une expérience œnologique inédite!”, peut-on lire sur sa page facebook

 


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