Une pétition contre l’extermination des lapins du Parc Bordelais

La semaine dernière, la Mairie annonçait dans les colonnes de “Sud Ouest“, sa méthode choc pour éradiquer les lapins du Parc Bordelais : l’introduction de furets. L‘association Venus a depuis fait entendre son mécontentement, et lançant notamment une pétition en ligne.

3000 lapins galoperaient quotidiennement sur les 28 hectares du Parc Bordelais. Bien que très mignons, ces petits animaux s’avèrent être de véritables nuisibles. Trous de terriers, écorces d’arbres remarquables rongées et attaques des jeunes pousses … La Mairie dénombre de multiples dégradations liées à une population surnuméraire de l’espèce. Les équipes municipales ont donc pris le problème à bras le corps, en introduisant dans le parc un chasseur hors pair : le furet.  Ce dernier traque en effet les lapins à la sortie de leurs terriers, et les tue, sans autre forme de procès.

Un procédé qui scandalise les membres de Venus, une association bordelaise de défense des animaux. Laurent Blanchard Talou, en charge de la communication, tique en premier lieu sur les chiffres donnés par la Mairie. “Je ne conteste pas une population de 3000 individus, je me demande simplement comment la Mairie a procédé pour les compter“, explique -t-il.

Un déplacement des lapins

Mais ce qui choque le plus ce défenseur de la cause animale, c’est la méthode utilisée pour résoudre le problème. “La Mairie explique que la population s’est considérablement accrue en période estivale. La chaleur étant propice à la reproduction des Lapins. Mais pourquoi n’ont-il pas procédé à une campagne de stérilisation massive ?“, s’interroge-t-il.

Jugeant l’introduction des furets barbare, l’association plaide ainsi pour “un déplacement des populations de lapins, comme cela avait été fait par la Mairie en 2008, face au même problème”, doublé d’une vaste campagne de stérilisation.

Soutenue dans son combat par 30 millions d’amis, Venus a mis en ligne une pétition déjà signée par près de 10 000 internautes.

Elle appelle également à un rassemblement, devant le parc bordelais, le 14 février prochain.